Résumé.Thèse.2018_LEMAIRE.Jean

Thèse de Jean LEMAIRE
Un modèle d’évaluation de la vulnérabilité sismique du bâti existant selon l’Eurocode : Application au cas de Mulhouse – Bâle
soutenue le 12 février 2018

Résumé. Le risque sismique est un sujet d’étude pluridisciplinaire qui fait l’objet de nombreux travaux de recherches. Pendant longtemps, il a été étudié sous l’aspect de l’aléa et ce n’est qu’au milieu du XXe siècle que nous nous sommes intéressés à la vulnérabilité des éléments exposés. Malgré la multiplicité des études sur le risque sismique, aucune d’entre elles n’adopte une démarche globale en utilisant la règlementation parasismique. Nous proposons d’évaluer la vulnérabilité des lieux d’habitation à l’échelle de plusieurs bâtiments en utilisant la norme Européenne, l’Eurocode 8. Les temps d’étude est réduit puisque l’on évalue la résistance sismique d’un unique bâtiment représentatif une population de plusieurs immeubles à usage d’habitation collective. La méthodologie proposée, illustrée sur l’exemple de la conurbation Mulhouse-Bâle, se compose de deux phases.
La première consiste à étudier l’aléa sismique de la zone urbaine à travers les études bibliographiques de quelques auteurs. Puis un diagnostic du bâti existant et de la population est réalisé pour évaluer la vulnérabilité de ces deux territoires urbains, après un découpage des deux villes en secteurs historico géographiques.
Une seconde phase consiste à proposer un modèle simplifié d’évaluation déterministe et probabiliste de la vulnérabilité du bâti. Celui-ci est fondé sur la nouvelle règlementation Européenne, pour évaluer la résistance sismique des bâtiments. L’aspect probabiliste a permis d’affiner le modèle proposé afin d’intégrer certaines incertitudes. Une étude de cas simulant un séisme important de magnitude Mw égale à 6 sur l’échelle de Richter, a permis de valider l’application du modèle envisagé.
Le modèle d’évaluation proposé a pour intérêt de fournir un outil permettant d’évaluer la vulnérabilité du bâti sans effectuer de calcul mécanique. Il se veut donc accessible à tous (géographes, ingénieurs, sismologues, etc.…). Plus généralement, ce modèle a pour objectif de fournir un outil d’aide à la décision dans la démarche de prévention que doivent les autorités publiques à la population, puisqu’il permet de déterminer la plus ou moins grande vulnérabilité des zones étudiées.

Mis à jour le 24 septembre 2019